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424 Les Spectacles de la, Foire.
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A lui repréfenté une bague d'une pierre verte entourée de pierres blanches fauffes montées en cuivre ; interpellé de la reconnoitre pour s'être trouvée fur lui lors de fa capture et de nous déclarer d'où elle lui provient ?
A dit qu'il Ia reconnoit pour s'être trouvée fur lui lorfqu'il a été arrêté. Qu'elle lui a été donnée par ledit Marolles lorfqu'ils Iogeoient eufemble rue St-Honoré. Qu'il a prêté audit Marolles une paire de boucles à pierres montées en argent, et payé pour lui 10 livres à un cordonnier rue St-Nicaife, qu'il ne lui a pas rendu lefdites dix livres ni fés boucles. Qu'il a cru ledit Marolles honnête homme. Que ce dernier lui a dit qu'il avoit. 2,400 livres de rente, qu'il avoit une tante dans la rue St-Honoré dont il efpéroit plus de 20,000 livres et qu'il étoit connu de tout le quartier.
Interrogé s'il n'a pas vu ledit Marolles porter à Ia boutonnière de fon habit foit un ruban noir de croix de Malte, foit un ruban de croix de St-Louis ?
A dit que non.
S'il a été en prifon ?
A dit qu'il y a été une fois pour avoir manqué au fpectacle.
Signé : Ferrand ; Talon.
Second interrogatoire de Claude-Jacques Talon.
Du 5 décembre 1776.
Avons fait venir de la prifon du grand Châtelet le nommé Talon : Lequel après ferment a dit fe nommer Jacques Talon, âgé dc 18 ans, natif de Paris, comédien, demeurant rue Notre-Dame-de-Nazareth.
Interrogé fi au mois de juin dernier, un dimanche, il n'a pas entré chez Ramponeaux, marchand de vin à Clichi. Si, fous le prétexte qu'il attendoit du monde, il n'a pas demandé fix couverts d'argent qu'il a emportés furtivement ?
A dit qu'il n'a jamais vu ce marchand de vins et ne fait ce qu'on veut lui dire.
A lui remontré qu'il eft pofitivement reconnu par la domeftique qui lui a fervi lefdits fix couverts et que l'autre procès dans lequel il eft inculpé avec Marolles de /vols de pareille nature, le rendent juftement fufpect de ce vol î
A dit qu'il eft vrai qu'une femme, qui cft venue à la prifon, a dit le reconnoitre et qu'il eft perfuadé qu'elle fe rétractera et dira qu'elle l'a pris pour un autre. Qu'il cft innocent de ce vol et l'eft pareillement de tous ceux dont on l'accufe avec Marolles. • S'il a jamais été en prifon ?
A dit qu'il y eft détenu pour l'affaire de Marolles (1).
Signé : Talon ; Bachois.
(CiôlWef it Paris, no 10373.)
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(1) Le Châtelet condamna Marolles aux galères et Talon à un plus ample informé de trois mois pendant l'espace duquel il demeurait libre, mais à la charge de se representer. U en appela au Par-îement qui, le 11 mars 1777, te condamna à un plus ample informé de six mois et a tenir prison pendant ce temps. Au bout des six mois, il fut mis en liberté par arrêt du 20 septembre 1777.
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